Réflexions philosophiques

Le paradoxe de notre époque

Nous avons des maisons plus grandes, mais des familles plus petites; davantage de moyens et moins de temps.
Nous avons davantage de diplômes, mais moins de bon sens; davantage de connaissances, mais moins de compréhension; davantage d'experts, mais aussi davantage de problèmes; plus de médicaments mais une moins bonne santé.
Nous avons atteint la lune, mais avons des problèmes pour traverser la rue et aller à la rencontre de nos nouveaux voisins.
Nous concevons des ordinateurs toujours plus gros, et recueillons toujours plus d'informations qui utilisent toujours plus de papier que jamais, mais nous communiquons moins.
Nous recevons toujours plus de quantité, mais moins de qualité.
C'est l'époque de la cuisine vite faite et de la digestion lente, des grands hommes, mais peu de caractère, des gros profits, mais des relations superficielles.
C'est une époque où l'on affiche beaucoup, mais derrière cette façade, il n'y a que le vide.

Le 14° Dalaï-Lama

Extrait de Huit ¨Pas vers le BONHEUR" par Dieter Glogowski

 

Réflexions sur Le Risque

Rire c'est risquer de paraître idiot. Pleurer c'est risquer de paraître sentimental. Aller vers quelqu'un c'est risquer de s'engager. Exposer ses sentiments c'est risquer d'exposer son moi profond. Présenter ses idées, ses rêves à la foule c'est risquer de les perdre. Aimer c'est risquer de ne pas être aimé en retour. Vivre c'est risquer de mourir. Espérer c'est risquer de de désespérer. Essayer c'est risquer d'échouer. Mais il faut prendre des risques car le plus grand danger dans la vie, c'est de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien. Il peut éviter la souffrance et la tristesse, mais il n'apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer ni se développer, ne peut ni aimer, ni vivre. Enchaîné par sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté.

Seuls ceux qui risquent sont libres

La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un coeur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager

Paul ELUARD

Désirs

Aller tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dîtes doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant : ils ont eux aussi leur histoire.
Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne, vous risqueriez de devenir vains ou vaniteux. En effet, il y a toujours plus grands et plus petits que vous.
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Texte trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692

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